Depuis 3 ans la Confédération Paysanne organise, loin des néons parisiens, un Salon à la ferme les mains dans la terre. Un succès grandissant pour cet évènement qui a enregistré une affluence record sur les 4 fermes ouvertes les deux derniers week-end de février.
Cette année, nous avons fait un focus sur les principes de l’agriculture paysanne, la préservation des communs notamment l’eau et le foncier.
Chez Alex Franc, arboriculteur bio à Saint Quirc, le samedi 18 février, la matinée était consacrée à l’approche paysanne de la gestion de l’eau ou comment repenser les sols dans le cycle de l’eau.
Au-delà de l’irrigation, les enjeux pour l’agriculture relèvent de notre capacité à maintenir des systèmes qui reposent sur les apports d’eau « naturels », à développer des pratiques qui entretiennent la vie des sols et enfin des systèmes d’irrigation à impact limité sur la ressource. C’est aussi partager l’eau et donc la répartir en fonction de sa finalité.
Pour la Confédération paysanne, l’eau pour l’irrigation doit aller à l’abreuvement du bétail et aux productions agricoles qui relocalisent l’alimentation et favorisent les emplois en agriculture, en particulier le maraîchage. L’irrigation pour booster les rendements de cultures à des fins d’exportation doit cesser. La visite chez David Eychenne, face au lac de Montbel à marée basse en plein hiver, a montré l’urgence de ces changements de pratiques.
Chez Solenne Laurent et Eric Berthomieu à Larcat, le 26 février, éleveurs de brebis en système transhumant en haute montagne, il était question de l’importance des Associations Foncières Pastorales (AFP) et de la transmission des fermes, fragilisée par des dynamiques d’accaparement favorisées par la PAC et l’absence de régulation.
Sur les 4 fermes ouvertes, le public a pu aussi aller à la rencontre de races locales (brebis tarasconnaises, vaches gasconnes) et de variétés anciennes cultivées, toutes adaptées à leur milieu et sélectionnées grâce aux savoir-faire paysans. Grâce à la visite de la pépinière de Bertrand Campy de Nature et Verger, et à l’atelier de greffage, il a pu en appréhender par lui même les premiers principes.
Chaque journée fut rythmée, sur le temps de midi, par des repas paysans, préparés par les hôtes à partir de leur production servis directement dans vos assiettes.
Nous avons proposé un salon à la ferme à l’image de l’agriculture paysanne qu’elle porte : une agriculture de territoire nourricière, à taille humaine, qui respecte l’homme et son environnement, pourvoyeuse d’un revenu décent. À l’année prochaine !
Source : Fédération Paysane




Ah c est sur que la gestion de l eau et l irrigation est un sacré problème ……. Un des « paysan » de votre reportage veut sans concertation s accaparer l eau d’une source vitale pour 15 habitations, au lieu de trouver des méthodes de production resiliantes et respectueuses de l environnement.
Quelques pelleteuse et quelques km de tuyaux sont plus facile à mettre en place sûrement….