INTERVIEW 🎙️Martine Froger occupe la place de députée de la première circonscription de l’Ariège depuis un peu plus d’un an, l’occasion pour Azinat.com TV de l’inviter sur le plateau et de faire le point sur ses actions et son rôle à l’assemblée nationale : Sport, Jeunesse, culture, mais aussi immigration et territoires ruraux.
Martine Froger est élue depuis un an, et elle a souhaité faire un bilan de un an de mandat. On rappelle quelle est membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation ; qui travaille sur les sujets culture, sport, jeunesse et éducation : des chantiers qui animent Martine Froger et qui correspond à ses centres d’intérêts avoue t’elle. Mais pour autant elle ne s’interdit pas de s’intéresser à d’autres sujets surtout lorsqu’ils concernent le territoire ariégeois.
Elle a conscience qu’à Paris, le risque du/de la député.e est de s’éloigner de sa base électorale ; en effet, son mandat est national et peut paraitre éloigné des préoccupations des habitants du territoire ; le vote de lois, le travail en commission, les combats nationaux peuvent l’éloigner progressivement de ses terres électorales. Elle s’attache donc à faire du lobbying pour l’Ariège et suit des dossiers qui peuvent faire avancer le département.
‘J’ai le 06 de presque tous les ministres, c’est plus pratique pour faire avancer les dossiers ariégeois !
Martine Froger, député de l’Ariège – première circonscription
Elle ne travaille pas seule, et s’associe souvent avec ses autres collègues ariégeois ; Jean-jacques Michau sénateur et Laurent Panifous député de la deuxième circonscription (Commission des Affaires sociales) pour faire avancer les dossiers ; ils ont par exemple reçu ensemble, Dominique Faure ex-secrétaire d’état aux territoires pour l’accueillir à Foix et lui rappeler certaines urgences comme par exemple le contournement de Tarascon et le dossier de l’A9.
Martine Froger estime que l’ambiance à l’Assemblée Nationale est parfois explosive et dépasse parfois les limites de l’exercice parlementaire, étant dans un groupe non aligné (LIOT), il est parfois difficile de se faire entendre sous les invectives.
Concernant les « gros dossiers nationaux » comme la loi immigration, elle regrette de ne pas avoir pu discuter sur un texte, ce qui lui semble être le rôle légitime d’une assemblée nationale et trouve qu’à force de proposer une obstruction systématique, on n’avance pas ! Or, sur des sujets de société comme l’immigration, la France a besoin d’avancer et de réfléchir à un avenir.
Résultats : l’obstruction (qu’elle n’a pas voté) a permis à un texte sur l’immigration encore plus « droitier » d’être voté.
« À agir de la sorte, on laisse le débat au Rassemblement National et aux autres extrèmes et une politique de plus en plus à droite s’installer en France, je suis très inquiète pour les prochaines élections, la gauche traditionnelle de gouvernement doit réagir et vite, sinon, on peut avoir des craintes. »
Martine Froger, député de l’Ariège (LIOT)
Pour l’avenir, Martine Froger souhaiterai que la politique de transition écologique puisse trouver un équilibre et des propositions adaptées aux territoires ruraux, car pour le moment les propositions sont plus adaptées aux grandes villes. « La politique de chèques de compensation de ci ou de là, ne me paraît pas très pérenne, ni gage d’une véritable politique adaptée aux personnes socialement les plus fragiles »
Nota : pour des raisons techniques indépendantes de notre volonté, l’enregistrement vidéo n’a pu être pu publié, l’interview propose une retranscription des moments clés