Bernhard Schlink dépeint un drame relationnel sur un saut de génération. L’histoire semble mal engagée dés le départ et ce livre semble partir dans tous les sens, entre un homme, libraire, Kaspar, et une femme de l’ex RDA, Birgit, mariés.
Un début de roman qui est la fin de la vie de Birgit et la découverte de ses secrets à travers un manuscrit qui dévoile à Kaspar l’existence d’une fille quelque part en ex RDA…
Un fois l’intrigue posée, nous partons avec Kaspar à la recherche de cette fille, sa belle-fille, Svenja, … et nous découvrons une petite fille, Sigrun. Cette rencontre et la volonté de la part de Kaspar de découvrir sa « petite-fille » est la véritable intrigue de ce livre. La question idéologique alors arrive comme un obstacle vis-à-vis de cette relation. Là il faut lire le livre qui est d’une grande délicatesse pour aborder ce sujet. La problématique des théories racistes et complotistes est largement abordée et décortiquée, sans heurts, avec finesse. Mais le reste vous devez le découvrir.

Un excellent livre en cette période. En tous cas plus de vingt-cinq ans après Le liseur, Bernhard Schlink offre de nouveau un grand roman sur l’Allemagne qui sonde puissamment la place du passé dans le présent, et nous interroge sur ce qui peut unir ou séparer les êtres.
Par Dominique Mourlane,
libraire au Relais de Poche à Verniolle